Zagora - Tambouctou 52 jours

29/8/2006

Je n'oublierai jamais mon premier pas foulant le sol de cette petite ville. Le car longea un grand boulevard jusqu'au bout pour s'arrêter devant une petite porte (Agence du car).
Abordée par un guide (le seul du coin apparement) qui me conseilla un très joli hôtel avec piscine et restaurant, superbes petites chambres décorées avec les matériaux du pays et disposant de moustiquaires, télévision/parabole et belle salle de bain (du coup j'annulais le bel hotel 2 fois plus cher que j'avais reservé, de plus se trouvait en dehors de la ville, nécessitait un moyen de locomotion que je n'avais pas).

Les grands Taxis grouillent et pas chers, j'en pris un avec mon guide pour visiter la plus grande et la plus ancienne bibliothèque Coranique qui se trouve dans un petit village à une douzaine de kilomètres de Zagora vers le sud (Tamagrout). On y trouve des livres (Arabes) écrits à la main (originaux) concernant tout plein de domaines (poésie, explication du Coran, Coran manuscrit, livres sur la médecine, la philosophie, l'astronomie et j'en passe). Adossé à la bibliothèque, le mausolé de celui qui l'a batît: Sidi Ahmed Ben Nacer, visité par les malades et les pauvres demandant la bénédiction de Dieu pour les délivrer de leurs souffrances.

Ce petit village renferme aussi des ateliers de poteries avec des fours nouvelle génération de fabrication Allemande (et en sont fiers).

Face à la biliothèque, une porte dans un mur, toute simple mais qui en fait abrite un superbe espace vert, d'allées de fleurs. A l'intérieur une petite batisse joliment décorée sert de petit restau, et juste derrière des tentes nomades sont installées pour abriter les visiteurs de passage pour un on repas.


Un peu plus au sud en partant du village donc on entre petit à petit dans le désert de dunes qui commence vraiment à partir du dernier village relié par une route goudronnée (M'hamid Laghouzlane). A partir de là, vaut mieux avoir un bon 4x4, un bon guide et pas mal de reserves d'eau surtout, sans oublier les pelles pour désembourber la voiture. N'empêche qu'on peut rencontrer ça et là quelques bedouins nomades dans leurs tentes caidales qui vous proposent toujours leur aide et un bon thé (trop fort si on n'a pas l'habitude).

A noter, quand vous vous balader ans la region, et vue la rudesse du climat hyper chaud et le manque d'eau ou l'éloignement des sources, vous rencontrerez sûrement des enfants munis de bouteilles ou géricanes vides allant chercher de l'eau où ils peuvent alors penser à prendre un max d'eau potable et donnez leur, ça leur évitera bien des tracas.


De retour à Zagora, la palmeraie vous acceuille à palmes ouvertes. La ville est très petite, on a vite fait le tour, mais la palmeraie et l'oued du Draa sont assez vastes et regroupent à eux seuls pas mal de petits secrets: autour de la palmeraie, du sable et des petits murets à base de foins seché disposé sous forme de grand carrés (5mx3m à peut près, entourant du sable et encore du sable. Le guide vous expliquera que cette disposition sert à arrêter le sable et l'empêcher de s'engouffrer et d'engloutir la belle palmeraie (seul végétation de l'oasis). On peut d'ailleurs y faire de belles balades à dos de chameau accompagné d'un touareg et passant à travers les troupeaux de chèvres ou de chameaux s'abreuvant dans l'oued du Draa.

La ville est pleine de bazars et de petites boutiques qui vous proposent en plus de beaux bijoux en argent et de tapis touaregs, un verre de thé comme d'hab.
La région est bien connue pour le travail de l'argent et de l'argile mais ce n'est pas la meilleure (Tiznit côté atlantic est la plus connue pour l'argent. Safi, Fes et Marrakech meilleures en poterie). Par contre les tapis de la régions sont différents et très recherchés dans le centre du pays (Tapis Glaoui du nom du grand vizir qui a géré la région de Ouarzazate et sud pendant un bon moment).
La vieille Kasbah est connue pour avoir abrité le quartier juif dont le travail était celui de l'agent. On peut visiter les ateliers de fabrication des bijoux et aussi ceux de la poterie.

"Tambouctou, 52 jours", dessiné sur un mur en guise de plaque d'indication avec une flèche pour les voyageurs qui allaient dans le sud pour leurs affaires etc. Le dessin est celui d'une caravanne de 3 chameaux, quelques palmiers. La tête d'un touareg et son chameau sont en premier plan sur la gauche et en fond une série de dunes.
On sent qu'on est vraiment aux portes du desert.

Je ne vous ai pas parlé des prix parce qu'ils sont vraiment dérisoires par rapport à la belle découverte et du bien être qu'on ressent. Ne pas oublier la crème solaire et toujours se munir d'eau. Pour aller dans le desert de dunes, mieux vaut se munir d'un "Chache" (le grand voile des touareg assez épais pour ne pas laiser filtrer le sable~20 euros).
Il y a aussi quelques villages de vacances avec des tentes en guise de chambres, qui vous proposent des animations le soir et surtout la lecture des signes du ciel (les touareg sont connus pour se déplacer dans le desert grâce aux étoiles).

J'y retournerai volontier, c'est sûr!

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